Aquarelle japonaise sur papier khadi, format A3, (41x30 cm)

Les cicatrices…

Evoquent-elles la souffrance ou la guérison? S’offrent-elles aux regards ou bien sont-elles

dissimulées? Sont-elles un reflet, un ligne de fragilité, un combat remporté, un mal réparé?

Nos cicatrices nous appartiennent, nous trahissent, nous façonnent, nous conditionnent. Certaines

sont un avertissement, un bouclier. Certaines nous empêchent d’accepter, d’entendre, de voir,

d’écouter. Certaines nous rendent plus endurants, plus inspirés.

Certaines sont partagées.

Et soudain le fil de soie. Un lien, un écrin, une douceur qui soulignent l’indicible et l’intime…

Un fil de soie, c’est délicat, la blessure est joliment recousue, mais on la devine, elle ne disparaît pas...

Serait-ce un fil de soi?

Sur du papier Khadi, empreint d’imperfection car réalisé à la main, des êtres couturés se racontent, se rencontrent.